mardi 31 janvier 2023 - 11:40:31 M

Des chercheurs de AUS collaborent avec le MBRSC pour étudier l'impact de l'isolement sur le stress mental des astronautes


CHARJAH, 25 janvier 2023 (WAM) -- Une équipe de recherche de l'Université américaine de Charjah (AUS) a étudié l'impact de l'isolement et des environnements confinés sur les astronautes et a fourni des recommandations sur la protection de leur santé mentale dans le cadre d'une collaboration avec le Centre spatial Mohammed Bin Rashid (MBRSC).

L'étude a porté sur six membres d'équipage primaires, dont Saleh Al Ameri représentant les Émirats arabes unis, qui ont été placés dans un environnement confiné pendant 240 jours, de novembre 2021 à juillet 2022, dans l'installation SIRIUS, au cours desquels ils ont vécu une simulation de voyage spatial longue distance. Une équipe de réserve qui soutenait l'équipe principale depuis le centre d'opérations était présente, qui comprenait également Abdalla Al Hammadi des EAU.

L'équipe de recherche AUS a utilisé des modalités d'imagerie cérébrale avancées telles que l'électroencéphalographie, la spectroscopie fonctionnelle dans le proche infrarouge, le marqueur biochimique alpha-amylase et les réponses comportementales pour mesurer l'activité électrique du cerveau, l'oxygénation du sang et les niveaux d'hormones de stress.

Sur la base des données recueillies à différentes étapes, l'équipe a constaté une augmentation du niveau de l'hormone du stress plus l'isolement se prolongeait, ainsi qu'une diminution significative du flux et de la direction des informations entre les régions du cerveau, ce qui indique une baisse des capacités cognitives due à un stress mental élevé.

"Les résultats de cette recherche auront un impact sur les futures missions spatiales locales et internationales. Elles permettront de développer des techniques pour atténuer le stress à ses débuts afin de protéger la santé mentale des astronautes. Un autre avantage de cette étude est l'application des résultats à notre vie moderne, dans la gestion des environnements de travail, afin de réduire le risque de stress mental, ce qui conduit à une meilleure qualité de vie", a déclaré le Dr Hasan Al Nashash, professeur d'ingénierie électrique à l'AUS.

L'étude a été menée par le Dr Al Nashash avec le Dr Fares Al Shargie, un chercheur postdoctoral invité, et le Dr Usman Tariq, professeur associé en génie électrique à AUS.

Les membres de l'équipage des EAU ont été formés au laboratoire d'ingénierie biomédicale du groupe de recherche en neuro-ingénierie de l'AUS par les docteurs Al Shargie et Al Nashash sur le protocole des expériences et la collecte des données. Les laboratoires du College of Engineering (CEN) sont équipés de matériel de pointe pour mener à bien la formation et les expériences. Les membres de l'équipage international ont été formés en ligne.

"Nous avons présenté plusieurs recommandations, notamment l'utilisation de la neuro-imagerie avancée et de l'intelligence artificielle pour la détection précoce du stress mental. Les résultats de la recherche nous ont incités à développer des méthodes pour réduire le stress mental dans des environnements confinés en utilisant des technologies numériques pour stimuler les sens humains afin d'influencer le cerveau de manière à l'inciter à contrôler les émotions. Ce travail ne profite pas seulement à la recherche spatiale, mais a également un impact sur d'autres domaines sociaux, notamment les soins de santé, la sécurité, l'éducation et la qualité de vie", a déclaré le Dr Al Shargie.

La nature interdisciplinaire de la recherche, qui combine le génie électrique et le génie biomédical, reflète la qualité de l'enseignement offert aux étudiants de l'AUS College of Engineering. L'une des branches les plus passionnantes de l'ingénierie, les diplômés en génie électrique ont de nombreuses possibilités de façonner leur avenir.

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http://wam.ae/en/details/1395303122317

Katia El Hayek